Kazuichi Hanawa

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  • A propos de Dans la prison

    Entretien après la parution du livre au Japon, en 2000


  • Entretien avec ABE Yukihiro (critique de mangas ayant participé au procès de HANAWA Kazuichi. qui est également psychiatre) et ABE Kyôko (dramaturge, amateur du travail de HANAWA Kazuichi. A l’époque du procès, elle a contacté l’avocat et a été chargée de l’enregistrement de l’audience publique. En plus de son activité théâtrale, elle écrit une chronique de critique des mangas dans le quotidien d’Hokkaido.

    ABE Yukihiro (A.Y..) : Votre passion pour les répliques d’armes à feux date de votre enfance ?

    HANAWA Kazuichi : Oui, en effet.

    A.Y. : Vous en aviez déjà dessinées dans votre premier manga au format poche (« Tsuki no Hikari » - La lumière de la lune).

    ABE Kyôko (A.K.) : Dans la post-face.

    A.Y. : Je crois que vous racontiez comment vous vous étiez fait réprimander pour avoir joué avec des armes factices dans la pension où vous séjourniez avec des amis, c’est bien ça ?

    Hanawa : Oui. La police avait été prévenue (rire).

    A.Y. : Les gens de la pension s’étaient affolés ?
    Hanawa : Oui, et aussi à cause des extrémistes de l’époque. Nous étions six et l’un de nous était le portrait craché d’un extrémiste dont l’avis de recherche circulait.

    A.K. : C’est donc pour ça que la police a été appelée ! (Rire)

    Hanawa : Nous portions tous des manteaux déstockés des Forces de Défense.

    A.K : Vous étiez partis faire un « jeu de survie » ?

    Hanawa : Non. Un tournage amateur d’un film en 8 milimètres, et aussi faire du ski.

    A.Y. : Vous étiez donc tout à fait sains d’esprit, n’est-ce pas ?

    A.K. : Et que sont devenus vos amis de l’époque ?

    Hanawa : Ils travaillent toujours dans le milieu des mangas. L’un d’eux est même devenu un personnage influent du monde militaire. Il est extrêmement connu dans notre milieu.

    A.Y. : Les enfants, surtout les garçons, ont tous une période où ils aiment ce genre de jouet. L’engouement se poursuit parfois à l’âge adulte et c’est ce qui s’est passé pour vous ?

    Hanawa : Oui. Je suis quelqu’un qui a fait de son hobby un commerce.

    A.Y. : Pour certains, ce sont les voitures électriques, pour d’autres les pistolets ; pour vous, c’était les feutres à dessin… ? Ça me rappelle l’époque où vous écriviez dans un mensuel pour adolescents, il y avait une nouvelle dans laquelle il était question de feutres, de publicités pour des répliques d’armes à feu, non ? Ça donne l’impression que tout est là en quelque sorte.

    Hanawa : C’est bien possible, oui.

    A.Y. : Autrement dit, vous avez atteint l’âge adulte sans faire de détour et en emportant avec vous ce que vous aimiez (rires).

    Hanawa : Quand j’étais enfant, je m’étais acheté un pistolet à air comprimé, par correspondance. Un vrai, hein !

    A.Y. : Ça n’est plus possible aujourd’hui.

    A.K. : Il faut obtenir un permis, non ?

    Hanawa : Oui.

    A.K. : Mais vous avez rendu le vôtre, c’est bien ça ?

    Hanawa : Oui. Chaque année, il faut aller à l’inspection des armes et montrer que l’on n’a pas touché l’arme. Et la police prend les mesures.

    A.K. : Ah ! Pour qu’elle vérifié que l’arme n’a pas été « modifiée ».

    Hanawa : Oui, voilà.

    A.Y. : Il faut amener son arme et ensuite aller se présenter ?

    Hanawa : Oui. Ou alors les deux en même temps.

    A.K. : Ce n’est pas simple.

    A.Y. : Et ceux qui font des jeux de simulation de guerre doivent aussi faire ça ?

    Hanawa : Eux, ils utilisent de l’air comprimé et des billes. Ce sont des jouets, donc c’est différent. Les armes à air comprimé dont je parle sont celles qui utilisent des balles en plomb. Il y a pas mal de force.

    A.Y. : On peut donc attraper des choses avec.

    Hanawa : On peut chasser avec. Des moineaux, des lapins. Même les corbeaux ne font pas un pli.

    A.Y. : Et quand avez-vous passé ce permis ?

    Hanawa : Quand j’avais une dizaine d’années. Il y avait une sorte de test écrit. Et un examen psychologique.

    A.K. et A.Y. : Un examen psychologique ?!

    Hanawa : Oui. On allait chez le médecin, il nous examinait et délivrait un certificat (rires)

    A.K. : Pardon ?

    A.Y. : Chez quel médecin êtes vous allé ?

    Hanawa : Un médecin de quartier.

    A.Y. : Un généraliste… (rires)

    Hanawa : je lui ai dit : « j’ai besoin de passer un examen psychologique pour obtenir un permis d’utilisation de pistolet à air comprimé » et j’ai eu mon certificat aussitôt (rires)

    A.Y. : C’est incroyable. Moi, je n’ai jamais eu ce genre de demande au cabinet.

    A.K. : Peut-être que personne ne va chez un psychiatre pour demander ça (rires).

    Hanawa : Je pense qu’un examen de ce genre est nécessaire pour tous ceux qui possèdent une arme.

    A.Y. : Vous avez déjà tué quelque chose avec une arme à air comprimé ?

    Hanawa : Rien, ce n’est pas mon truc. Moi, je tire sur cibles uniquement. Il y avait un centre de tir à Korakuen.

    A.Y. : Et quand avez-vous rendu votre permis ?

    Hanawa : Quand j’avais une vingtaine d’années. J’ai dû en faire pendant cinq ans…

    A.K. : Si je me souviens bien, il y avait un centre de tir à Sapporo, et aussi à Higashi-ku.

    A.Y. : A Higashi-ku, il y a un centre de tir et une maison de dépôt ! (Rires)
    C’était donc votre hobby depuis toujours et finalement, c’est en voyant un ami qui s’était procuré une vraie arme que ça vous encore plus intéressé, n’est-ce pas ?

    Hanawa : Oui, c’est bien ça.

    A.Y. : Quand est-ce que la police est venue chez vous ?

    Hanawa : Le 11 novembre (1994).

    A.Y. : Mais vous n’avez pas été arrêté ce jour-là.

    Hanawa : C’était une perquisition chez moi.

    A.Y. : Là, vous avez dû vous dire que ce n’était pas bon signe, non ? Quand avez-vous finalement été arrêté ?

    A.K. : Nous, nous l’avons appris aux nouvelles le 8 décembre. Les médias l’ont tout de suite annoncé.

    Hanawa : Oui, je vous remercie d’ailleurs pour tout ce que vous avez fait. Je n’aurais d’ailleurs jamais imaginé qu’un jour on s’occupe aussi bien de moi !

    A.Y. : C’est en effet quelque chose qu’on n’imagine pas (Rires)
    Nous pourrions parler des difficultés rencontrées le 28 décembre, jour de votre mise en accusation et d’annonce de la liberté conditionnelle ?

    A.Y. : Oui.

    A.K. : On nous avait dit plus où moins quelle serait le montant de la caution et nous avions donc préparé une certaine somme. Mais en fin d’après-midi, l’avocat est venu nous voir et nous a dit : « en fait, voici le montant qui a été fixé. »

    A.Y. : C’était bien plus que ce qu’on avait prévu.

    A.K. : Oui. Donc on a fait les fonds de tiroir à droite et à gauche et finalement, c’est l’avocat qui nous prêté une de ses primes de salaires fraîchement reçue… Si on ne transmettait pas la somme ce jour-là, cela reportait la libération au début de l’année suivante. Et on voulait à tout prix l’éviter.

    A.Y. : Parce que sinon, cela signifiait passer le nouvel an en cellule d’attente.

    A.K. : C’était le dernier jour ouvré de l’année et à l’accueil au tribunal ou au commissariat l’ambiance était clairement aux vacances qui suivaient.

    A. Y. : Oui. On sentait bien que tout le monde était pressé de boucler son travail pour partir.

    A.K. : Et nous, on est arrivés tant bien que mal à la dernière minute (rires).

    A.Y. : On n’avait pas vraiment le temps de se soucier si vous étiez déprimé ou pas. Quoiqu’il en soit, nous faisions tout ce qu’on pouvait. Quand on y repense maintenant, vous étiez calme et serein.

    A.K. : Oui, c’est vrai.

    A.Y. : Comment vous sentiez vous vraiment à ce moment là ?

    Hanawa : Hum… (longue hésitation). En tout cas, je vous suis reconnaissant de m’avoir fait sortir.

    A.K. : Vous êtes restés environ trois semaines en cellule provisoire, n’est-ce pas ?

    A.Y. : Vous avez été emmené sans avoir même le temps de protester ?

    Hanawa : Non. On m’a laissé le temps de me préparer. J’ai demandé : « est-ce aujourd’hui que l’on m’arrête ? ». « Non, pas encore… » M’a-t-on répondu.

    A.Y. : « Pas encore… » (rires).
    Ensuite, on a été assez occupé à préparer le procès avec l’avocat.

    A.Y. : Que faisiez-vous pendant ce temps, chez vous ?

    Hanawa : Je dessinais. Je lisais aussi.

    A.K. : Vous avez également cassé toutes vos répliques d’armes. N’est-ce pas ?

    A.Y. : Vous les avez jetées ?

    Hanawa : Oui.

    A.K. : Moi, j’en ai reçu deux. A ce propos, vous en aviez dont l’achat est aujourd’hui interdit. Il est également interdit de les donner à quelqu’un. Si on les a depuis longtemps ça va mais c’est la seule chose autorisée. Vous ne pouviez donc pas me les donner et vous les avez jetées.

    A.Y. : Ca aurait fait un cumul de crimes.

    A.K. : J’ai trouvé que c’était quand même dommage.

    A.Y. : Pour un passionné, ce sont de véritables trésors.

    Hanawa : Oui. Si vous voulez en acheter, par des voies « différentes », il faut débourser plus de 10 millions de yens.

    A.Y. : Comment ?! Je n’en reviens pas…

    Hanawa : C’est un fabriquant qui s’appelle « Rokken, au sein de laquelle il y a une personne nommé Mutobe qui est considérée comme un dieu dans le milieu. C’est en quelque sorte lui qui a écrit l’histoire japonaise des répliques d’armes à feu. Parce qu’il en a fabriquées lui-même, à la main.

    A.Y. : à la main ?! Eh ben…

    Hanawa : Mais si on vend ce genre d’armes, c’est une infraction à la loi.

    A.K. : Son nom était « Government », non ?

    Hanawa : Oui. Fabriquée en laiton. Les passionnés sont en admiration devant. Ils rêvent tous d’en voir ou d’en toucher une. C’est la Rolls des répliques.

    A.Y. : Vous l’avez démontée et vous l’avez jetée, n’est-ce pas ?

    Hanawa : Oui. Parce que les armes ont brusquement perdu tout intérêt pour moi.

    A.K. : Ensuite, il y a eu la première audience (le 8 février 1995). A l’époque, vous avez dit étudier la peinture japonaise, n’est-ce pas ?

    Hanawa : Oui.

    A.K. : Vos frère et sœur entre autres sont venus.

    A.Y. : Moi, je connaissais bien vos mangas et je me demandais quel genre de personnes allaient venir…

    A.K. : Quels gens bizarres nous allions voir, c’est ça ? (rires)

    A.Y. : Non… Comment dire… J’ai réalisé qu’il y avait vraiment un univers interne propre (rires).

    A.K. : Il y a dû avoir des visages que vous n’aviez pas vus depuis des années…

    Hanawa : Oui.

    A.Y. : C’était très embarrassant, non ?

    Hanawa : C’est le moins qu’on puisse dire (rires)

    A.Y. : Oui.

    Hanawa : C’est difficile à dire…

    A.Y. : Oui, je crois que je comprends (rires)

    A.K. : Vous avez été attaqué sur la capacité à blesser et à tuer avec des armes. Le deuxième jour d’audience, les experts sont passés à la barre. Il y a eu ensuite l’audience des témoins de la défense. Messieurs Kure et Abe, eux, sont passés le 27 février. Les questions à l’accusé ont eu lieu le 6 mars, et le réquisitoire le 8 mars. Le verdict a été rendu le 8 mars. (elle parle en lisant ses notes).

    A.Y. : Et c’est là que vous avez quitté le tribunal…

    A.K. : Vous avez été emmené directement. Alors qu’on vous avez amené exprès des brochettes de boulettes…

    Hanawa : Ah… C’est ça que vous aviez fait passer au gardien.

    A.K. : Oui. J’avais franchi la barrière pour aller les donner.

    Hanawa : Et en fait, je n’y avais pas droit.

    A.Y. : Qui les a mangées ?

    A.K. : Allez savoir…

    A.Y. : Quand on sait combien les aliments sucrés deviennent rares par la suite…

    A.K. : Pas tant que ça. En maison de dépôt, on peut encore acheter des choses sucrées.

    A.K. : Quand vous étiez en maison de dépôt, on a pas mal discuté de choses et d’autres.

    Hanawa : Oui.

    A. Y. : Le hasard a fait qu’à l’époque on habitait à Higashi-ku. Tout près de la maison de dépôt.

    A.K. : C’était juste au moment de l’affaire de la secte Aum. C’est un sujet qui revenait souvent dans nos conversations. On n’avait droit qu’à 15 petites minutes de visite, avec un gardien juste à côté de nous. Les pièces de visite sont toutes petites. Mais c’était très agréable de discuter avec vous comme ça.

    Hanawa : Tout en regardant un « Takarajima 30 », j’avais dessiné une caricature de Aum sur mon cahier. Ensuite, à l’inspection du cahier, on m’a demandé : « tu es de Aum ? » (rires).

    A.Y. : Quand on allait vous voir, vous disiez toujours n’avoir besoin de rien. Du coup, on était bien embêtés.

    Hanawa : Oui. J’avais déjà tout ce qu’il fallait.

    A.K. : à cette période là, vous avez reçu beaucoup de visites. N’était-ce pas la première fois que vous voyiez autant de personnes en si peu de temps ?

    Hanawa : Si, en effet. C’était vraiment un monde à part.

    A.Y. : On n’a pas vu le temps passer.

    A.K. : Je me disais que trois années, c’est long mais…

    A.Y. : Quand on voit le livre fini, on pourrait presque se dire que vous êtes allé pendant trois ans en repérage…

    Hanawa : à vrai dire, je me demandais depuis longtemps comment pouvait être l’intérieur d’une prison. Je m’en rappelle maintenant : au tout début, j’ai postulé dans « Garo » avec « Kan no Mushi ». Mais avant cela, j’avais pensé écrire l’histoire de quelqu’un qui se fait enfermer dans une cave, avec un masque sur le visage. Finalement, j’ai renoncé et j’ai écrit « Kan no Mushi ».

    A.K et A.Y. : Ah…

    A.Y. : Vous portiez donc un intérêt pour le milieu de l’enfermement ?

    Hanawa : Oui. Et en allant en prison, c’est une expérience que j’ai vivre.

    A.K. : En effet. A ce propos, c’est vrai que longtemps vous aviez écrit des histoires où était présente cette notion d’enfermement.

    A.Y. : Très juste, oui.

    A.K. : Dans une boite, avec juste la tête qui dépasse, entre autres.

    Hanawa : Mais j’aurais vraiment aimé rencontrer des condamnés à mort (dans la maison de dépôt).

    A.Y. : Quel plaisir auriez vous trouvé à rencontrer des condamnés à mort ?

    Hanawa : Pardon ? J’aurais aimé les rencontrer. C’est tout.

    A.K. : Il devait y en avoir, à ce moment-là, à la maison de dépôt de Sapporo. Et je me souviens qu’ensuite, il y a eu une exécution.

    Hanawa : ce jour-là, au dîner, on a eu un plat en plus. Pour fêter l’événement.

    A.K. : Comment ?! Pour fêter…

    Hanawa : Oui. Je l’ai appris par la suite mais c’est toujours comme ça après une exécution.

    A.K. : Ensuite, il s’est passé un tas de choses jusqu’à la délibération du jugement mais si on veut faire court on dira que le verdict est tombé le 5 septembre.

    A.Y. : Combien de temps avez-vous passé en maison de dépôt ?

    Hanawa : De mars à octobre.

    A.Y. : En fait, c’est Kyôko qui s’est occupé de l’arrangement de la supplique, de la gestion de tous les papiers, de la rédaction de la liste. Moi, pendant ce temps, j’écrivais un rapport sur la situation pour « Garo ».

    Hanawa : Merci beaucoup.

    A.Y. : La supplique…

    A.K. : J’ai réuni 6000 personnes. Par deux fois, en plus. Ce n’est pas rien.

    A.Y. : Vous l’avez vue ?

    Hanawa : Oui. Mon avocat m’en a transmis une copie.

    A.K. : Quand vous avez eu votre mise en liberté provisoire, vous avez envoyé une lettre de remerciement à chacun.

    A.Y. : Vous avez fait une donation de 10 millions de yens, n’est-ce pas ?

    Hanawa : Oui. Sur les conseils de mon avocat.

    A.Y. : Difficile de savoir de combien de mois votre peine a été raccourcie grâce à ça…

    A.K. : Il faut dire que le réquisitoire était sévère : 5 ans. Après avoir entendu ça, votre avocat était démoralisé : « Moi qui voyais une peine de trois ans avec sursis… ». (rires) C’est vous qui lui avez remonté le moral : « Vous savez, 5 ans, c’est encore une peine légère pour ça… »

    A.Y. : Un accusé qui remonte le moral de son avocat…

    Hanawa : Non… Vous plaisantez…

    A.K. : Ensuite, vous êtes allé à la prison de Sapporo, puis transféré à celle de Hakodate.

    Hanawa : Oui. En décembre.

    A.Y. : Il ne fait pas froid dans les prisons ?

    Hanawa : Non, pas spécialement.

    A.K. : Vous n’aviez pas dit qu’il faisait chaud dans les prisons d’Hokkaido ?

    Hanawa : Si, si.

    A.Y. : L’image des prisons froides, c’était autrefois. Bien, un petit mot sur votre vie désormais. Quel genre d’histoire allez-vous nous faire lire ? Le livre est sorti, la boucle est bouclée.

    A.K. : La boucle est bouclée ?

    A.Y. : L’expérience est complètement terminée.

    A.K. : Il n’y a rien eu de perdu donc.

    A. Y. : Qu’en est-il de votre intérêt pour les armes depuis ? Il perdure ?

    Hanawa : Vous plaisantez ? Non merci, je n’ai pas envie d’y retourner (rires).

    Higashi.ku : nom d’un arrondissement de Tokyo
    Korakuen : nom d’un quartier de l’est de Tokyo.
    Takarajima 30 : Magazine japonais

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