Extrait de la postface de Fabrice Neaud :"Pourquoi une augmentation du tome 3 du Journal et pourquoi aujourd’hui ?
Pour répondre à ces questions, il m’a semblé que dix ans était un chiffre idéal pour ce genre d’entreprise : ce livre commence à avoir suffisamment de bouteille et de rééditions pour qu’une augmentation soit envisageable. Dix ans est un pur hasard et non un calcul : il se trouve que le tome 3 du Journal était en totale rupture de stock courant 2008. Une réédition s’imposait. N’ayant aucun projet neuf à publier, ayant depuis longtemps nourri le désir de « corriger » certaines scènes du tome 3, nous avons estimé, mon éditeur et moi-même, que le moment était venu. Corriger revient aussi à rompre le tabou propre à la bande dessinée consistant à ne jamais rien retoucher, ce qui n’est pas pour me déplaire. Les augmenter me permettait d’ajouter des scènes que j’avais volontairement autocensurées dès le départ."
La première édition de ce livre a reçue le Prix Littéraire Georges en 2000.
LA PRESSE :
« L’expérience graphique et intellectuelle que conduit Fabrice Neaud en réalisant une autobiographie dessinée est l’une des réflexions les plus originales du moment sur la valeur et la signification de l’image dans notre société. Le troisième volume du Journal que vient de publier ce jeune dessinateur de bande dessinée a la magique capacité de transformer le lecteur en une sorte de philosophe en lévitation, qui regarderait le monde d’un peu plus haut pour y voir d’un peu plus près. Construite comme un "roman philosophique" et d’une formidable inventivité graphique, cette autobiographie échappe à la tentation du voyeurisme et du "moi je". Et pourtant, ce Journal (III) est obscène dans le sens littéral du terme puisqu’il met sur la scène, devant le lecteur, ce que l’on n’y met jamais, c’est-à-dire la vie privée de l’auteur dans ses moindres détails mais aussi et surtout celle encore plus privée de son environnement et de ses amis. (…) Encore une fois le travail de Neaud montre que l’art est vraisemblablement le seul territoire de liberté de pensée et d’action face à une société où l’on consomme des images que l’on ne choisit pas. » Beaux Arts
« Un livre résolument à part. » Le Monde
« Fabrice Neaud mérite d’être lu comme un romancier majeur. » Technic’art
« Un travail autobiographique sans équivalent. » Canal BD
« Une des 100 meilleures BD » (d’après le Hors-Série des Inrockuptibles)
▪ Lire l’intégralité de la postface par Fabrice Neaud
▪ Lire plus d’extraits de ce livre : page concernant l’ancienne édition
▪ Conférence filmée de Fabrice Neaud aux Beaux-Arts de Lyon (2009)
▪ Long entretien avec Vincent Henry en 2001-2002
▪ Long entretien avec Sébastien Soleille en 2007-2008



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