Frédéric Boilet photographié par Laia Canada (2012)

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  • A propos de Tôkyô est mon jardin

    Entretien avec François Boudet, en 1997


  • Entretien paru sur le site Boilet.net, initialement réalisé pour le site Cyborg.
    Où il est question de la première parution de Tôkyô est mon jardin, alors publié par les éditions Casterman.

    Quatre ans après Love Hotel, tu réalises Tôkyô est mon jardin. Le style est plus clair, moins dense, que dans Love Hotel, moins oppressant...

    Comme je l’ai déjà en partie expliqué dans cet entretien, Benoît et moi avons voulu que Tôkyô est mon jardin prenne sur certains points le contre-pied de Love Hotel, afin que l’un soit le complément de l’autre, plutôt que sa suite.
    Le noir et blanc de Love Hotel était très contrasté, et la prédominance de noir en rendait l’accès un peu difficile : nous avons effectivement voulu que le dessin de Tôkyô est mon jardin soit plus clair et lisible...

    Mais si mon dessin a gagné en clarté avec cet ouvrage, c’est peut-être surtout que, tout simplement, ma vie a changé : l’album s’inspire de mon séjour d’une année à Tôkyô en 1993, qui fut particulièrement heureux... J’y ai rencontré le futur modèle du personnage de Kimié, elle ne m’a pas quitté depuis...

    À présent que tu as trouvé le Grand Amour, tu ne vas plus pouvoir dépeindre de la même manière des personnages en quête de celui-ci, comme dans tes précédents albums... Si ?

    Attention ! Un Grand Amour peut en cacher un autre !
    Plus sérieusement, et fort heureusement, les femmes n’ont pas disparu de mon entourage avec Tôkyô est mon jardin ! D’ailleurs, Benoît et moi avons bien fait Demi-tour par la suite... Et j’essaie actuellement de travailler en solo sur le scénario d’une histoire intitulée l’Homme qui aimait les Japonaises pour mon éditeur japonais... Il est vrai que les repérages posent quelques problèmes... Tout cela demande un peu d’organisation...

    L’érotisme est souvent présent, de façon parcimonieuse, dans tes albums... Tu ne nous ferais pas un album entièrement dédié à l’érotisme par exemple ? (c’est mon côté érotomane, amateur de BD érotiques, qui parle...!!!)

    Franchement, je ne sais pas. Cela dépend si peu de moi... Peut-être l’Homme qui aimait les Japonaises, qui sait ?

    C’est une référence au film de Truffaut (l’Homme qui aimait les femmes), le titre de ton histoire ?

    Il s’agit d’un titre de travail. Il figurerait sur la couverture en français et en japonais, et dans les deux cas fait effectivement référence au film de François Truffaut... Rien de définitif cependant, tout dépendra du scénario final que je suis tout juste en train d’écrire.
    J’ai d’ailleurs actuellement en tête un second titre, l’Épinard de Yukiko / Yukiko no hôrensô, qui nous éloigne sérieusement de Truffaut !

    Tu as collaboré sur Tôkyô est mon jardin avec l’auteur japonais Jirô Taniguchi (l’Homme qui marche, le Chien Blanco chez Casterman, et qui dessine actuellement une manga sur un scénario de Mœbius), qui a posé les trames...
    Ma question sera en deux temps. Premièrement, peux-tu nous dire ce qui t’a décidé à ce travail en noir et blanc avec tramage, différent de celui sur Love Hotel qui était plus dans la tradition américano-européenne du clair-obscur ? Est-ce justement pour te rapprocher davantage de la technique des manga et ainsi davantage encore de la culture japonaise ? Dans un deuxième temps donc, peux-tu nous raconter comment se sont passées ta rencontre et ta collaboration avec Jirô Taniguchi ?

    Certains auteurs de BD franco-belge prennent de haut la manga, et ils ont tort, car elle a de quoi, sur de nombreux points, leur donner de sérieuses leçons : ainsi sur ces questions essentielles de la lisibilité et de la narration.
    Un pas vers cette lisibilité a été d’essayer de saisir la spécificité de cette manga, un autre de nous orienter vers un dessin tramé, non pas une trame « graphique » et froide à la Varenne, mais une trame « narrative » et moelleuse à la japonaise... Dans un premier temps, j’ai bien évidemment voulu faire quelques essais en m’efforçant de retrouver l’esprit de ces trames japonaises, mais j’ai vite compris que je n’avais pas la technique suffisante pour réussir, sur un seul album, ce qui demande plusieurs années d’apprentissage à des auteurs nippons.
    Tout Tôkyô est mon jardin s’était construit autour de l’idée d’échange entre la France et le Japon, il était naturel que nous en venions à imaginer une collaboration avec un auteur japonais. Seuls, nous n’aurions pourtant jamais eu le culot de nous adresser à un maître de la trempe de Taniguchi, et l’idée est en fait venue de l’un des rédacteurs du magazine Morning.

    Pour la petite histoire, j’avais fait la connaissance de Jirô Taniguchi à Angoulême quelques années plus tôt, en janvier 1991, à mon retour de mes deux premiers voyages de repérages pour Love Hotel. Il s’agissait de la première visite officielle de Morning et Kôdansha en France et personne ne se souciait d’eux : ils étaient là - ainsi que Taniguchi et les quelques auteurs japonais invités - dans l’indifférence générale... Plusieurs premiers contacts décisifs ont pourtant été pris ces jours-là, avec Baru par exemple...
    C’est là que j’ai sympathisé avec Jirô, qui était très intéressé par la BD européenne, et plutôt curieusement au courant : comme tout graphiste nippon, il connaissait évidemment les albums de Mœbius ou de Bilal, mais aussi ceux d’auteurs tout à fait inconnus au Japon, comme Tito par exemple, qu’il appréciait particulièrement.

    J’ai ensuite retrouvé Taniguchi en 1993, lors de mon premier long séjour à Tôkyô. C’est au cours d’un repas dans un restaurant du quartier d’Ikebukuro (représenté pages 112 et 113 dans Tôkyô est mon jardin) que Yasumitsu Tsutsumi, l’un des principaux rédacteurs de la revue Morning qui m’avait invité, a lancé l’idée de confier les trames de Tôkyô à Taniguchi. À cette époque, Casterman n’en était qu’aux tout premiers contacts avec Kôdansha et personne à la rédaction de (À Suivre) ne connaissait Jirô Taniguchi : il n’y a ainsi aucun lien entre les futures traductions de l’ Homme qui marche et le Chien Blanco chez Casterman, et l’initiative de notre collaboration.
    Jirô a eu la gentillesse d’accepter de faire quelques essais, et ceux-ci furent si concluants que Benoît et moi avons tout mis en œuvre pour l’inciter à continuer. Ce ne fut pas tout à fait sans mal : une bonne année s’était écoulée entre l’idée de ces trames et l’arrivée des premiers essais, entre-temps le projet de collaboration avec Mœbius avait été lancé...
    Mais Taniguchi a tout de même fini par accepter, et le résultat a dépassé nos espérances ! La réalisation de Tôkyô est mon jardin nous avait demandé plus de trois années d’investissement et de travail, mais les planches tramées que nous livrait Taniguchi nous laissaient penser que nous n’avions pas perdu notre temps...
    Casterman n’a malheureusement pas partagé notre enthousiasme : l’histoire n’a pas été prépubliée dans (À Suivre) sous le prétexte qu’elle était trop longue et en noir et blanc, et Tôkyô est mon jardin est sorti directement en album au prix dissuasif de 120 francs... Mais je suis loin d’être le seul auteur à avoir souffert de la politique éditoriale curieuse des dernières années de (À Suivre).

    Fort heureusement, les médias furent moins perplexes. La sortie de Tôkyô est mon jardin a été saluée par de nombreux articles chaleureux, annonces radio, plusieurs passages TV et un prix décerné par des journalistes suisses. Ainsi, malgré son prix de vente rébarbatif, l’album n’a pas franchement fait le plongeon programmé. Rien de faramineux, certes, mais qui, à part les deux ou trois habituelles stars, pourrait espérer faire un succès de librairie avec un album noir et blanc à couverture souple vendu 120 francs ?
    Le soutien de nombreux libraires spécialisés a peut-être également permis d’éviter le naufrage... Une gratitude que je n’adresse pas aux Fnac et autre Virgin : trois mois pile après sa sortie, Tôkyô est mon jardin s’était déjà évaporé de leurs rayons (comme tout album qui a le culot de ne pas entrer dans une série), alors que continuaient à paraître dans la presse mensuelle nationale, et pour plus de six mois encore, nombre d’articles élogieux... Là aussi, combien de lecteurs, éventuellement attirés par un article enthousiaste, mais définitivement perdus, tout simplement parce que l’ouvrage ne se trouve pas en rayons ?

    Tôkyô est mon jardin est un album assez exceptionnel, en effet... Et je suis bien d’accord avec toi pour trouver « curieux » et décevant le manque d’enthousiasme de (À Suivre) / Casterman... Ce qui rejoint justement mes inquiétudes exprimées plus haut sur la place de la BD d’auteur en France...

    À propos, Jean-Paul Jennequin a encore parlé de toi dans son émission BD sur Radio Aligre : pour lui, Tôkyô est mon jardin est le meilleur album de l’année (un avis que je crois bien partager...). Sais-tu si Benoît et toi êtes sélectionnés à Angoulême ?...

    Je me réjouis qu’un journaliste aussi fin apprécie mon travail... Concernant Angoulême, ni Tôkyô est mon jardin ni Demi-tour ne sont dans les sélections.

    C’est dingue ! Pour moi ton album fait ÉVIDEMMENT partie des meilleurs de cette année !... Qu’est-ce qu’ils ont entre les yeux, ma parole ???

    C’est loin d’être une catastrophe ! Tôkyô n’est pas le meilleur album de l’année, pas plus que ne le sont les « nominés » officiels : qui peut croire une seconde que l’on puisse avoir le recul suffisant, sur une seule année, pour en désigner objectivement les « meilleurs » ouvrages ! Et en bout de course, la notion même d’un « meilleur album » est tout simplement grotesque.
    De plus, quel qu’en soit le domaine, le système des prix exclut toute équité : une œuvre n’est jamais sélectionnée pour ses seules qualités réelles, elle doit aussi satisfaire à des critères événementiels et purement commerciaux, puis passer au travers de diverses mailles de filet, comme les compensations d’une année sur l’autre, les multiples formes de copinages ou la date de sortie (dans le cas d’Angoulême, par exemple, un album publié en début d’année est toujours défavorisé par rapport à un autre sorti dans le second semestre)...
    Les prix ne sont qu’une facette de la popotte commerciale, il est donc compréhensible que les éditeurs et les libraires se prêtent à ce jeu. Quant aux journalistes, ils sont ravis d’avoir du grain à moudre. Mais je ne cesse de m’étonner qu’aucun des auteurs de BD primés depuis plus de vingt ans n’ait jamais refusé de participer à la farce... Pas même un « alternatif » de l’Association ou d’Ego comme X !
    Voilà le signe d’une petite santé. Dans tous les autres moyens d’expression, cinéma, roman, théâtre, musique, etc, il y a régulièrement quelqu’un, un artiste, qui vient mettre un coup de pied dans la fourmilière, expliquer qu’il ne fait pas ce métier pour être le premier de la classe, montrer qu’il n’est pas seulement un pantin... Au fond, c’est très sain, ça remet les pendules à l’heure et ça aide à respirer...
    Mais en BD, on aime le pesant et on rêve de consécration.
    Les prix m’ont toujours mis mal à l’aise, et particulièrement ceux d’Angoulême, puisque ce sont (relativement) les plus médiatiques : le silence radio du festival à l’égard de mon travail m’arrange donc plutôt, il m’évite une prise de position spectaculaire et ennuyeuse, et une poussée d’herpès !
    Si je n’ai pas refusé le prix reçu récemment à Sierre pour Tôkyô est mon jardin, c’est que Benoît et moi en avons été avertis plus d’un mois après la remise, et encore, au détour d’un article de presse ! Mais pour être tout à fait sincère, je dois tout de même reconnaître que j’ai été sensible au fait qu’il s’agissait d’un prix décerné par la presse, par nature plus indépendant. Les journalistes suisses avaient par ailleurs fait preuve à maintes reprises de la sincérité de leur enthousiasme dans les colonnes de leurs journaux respectifs : il ne s’agissait donc pas que d’une habile manœuvre de notre attachée de presse, comme c’est souvent le cas...
    Mais enfin, cela ne change rien : ces histoires de prix sont ridicules.

    Tu as travaillé au pinceau sur Tôkyô est mon jardin ?

    Oui, et ce n’est pas une première : j’utilise le pinceau depuis le Rayon vert !
    Mais Tôkyô a justement marqué la fin de dix années de fidélité aux poils de martre, puisque j’ai abandonné par la suite l’encrage traditionnel au profit du simple crayon de papier, noirci à la photocopieuse dans Demi-tour ou par Photoshop dans mes plus récents travaux japonais... J’espère ainsi me rapprocher de la vivacité du trait de simples esquisses.

    Je voulais t’interroger sur le modèle qui a servi au personnage de Roger Simonin dans Love Hotel et Tôkyô est mon jardin. Il me semble que c’était déjà lui que l’on apercevait dans les Veines de l’Occident, non ? Qui est-ce donc ?
    Comme pour ton amie Catherine qui revenait dans plusieurs rôles (ainsi que toi-même !), cela donne un aspect « acteurs réels » (comme chez Trondheim, Adachi ou Tezuka ; en moins réaliste chez eux), très « cinéma » ou « théâtre », donc...
    Es-tu intéressé par ce principe, ou est-ce seulement un aspect pratique et / ou sentimental ?

    Roger Simonin fait effectivement une brève apparition dans la Fille des Ibères, sur deux cases... Que tu l’aies reconnu, voilà bien qui m’étonne !

    En fait, il s’agit d’un modèle « par défaut », puisé dans les Fairburn system, une collection de photographies de corps et de visages datant de la fin des années 70, destinée aux illustrateurs, et que j’ai parfois utilisée pour des personnages secondaires.

    Les attitudes et expressions de ces Fairburn system sont très typées, immédiatement identifiables, on les devine sans peine sous les traits de crayons d’illustrateurs et auteurs de BD (et même de manga !) très différents ; je les ai abandonnées depuis 36 15 Alexia au profit de documents photographiques plus personnels et plus fins, m’efforçant, même pour les petits rôles, de trouver dans mon entourage un visage ami, et quelqu’un qui voudra bien me consacrer un peu de son temps...
    Roger - Fairburn - Simonin est donc un cas à part dans mes plus récents ouvrages, un retour de la documentation anglaise pour cause d’urgence et suite à un refus : j’avais proposé le rôle à un ami, qui a très mal pris la chose ! Il faut pas mal d’humour et de distance pour accepter de prêter son visage à un personnage à priori antipathique, et surtout un peu de cette complicité que j’évoquais en début de notre entretien...
    Ce qui m’étonne et m’amuse le plus dans cet échange, c’est cette façon qu’ont mes modèles de déteindre sur mes personnages. Le cas fut particulièrement frappant avec les modèles de David Martin et de Kimié, les personnages principaux de Tôkyô est mon jardin, mais aussi avec Dominique Noguez, dont la personnalité avenante, mais aussi les préoccupations cinématographiques et linguistiques, ont fini par phagocyter le personnage de Jean Jacques Heurault - le patron des cognacs charentais - pour le rendre bien plus sympathique, et plus humain, que ce que nous avions prévu.

    Quels sont tes goûts musicaux ? Claude François ?... (Je fais référence évidemment à la scène dans Tôkyô est mon jardin ; un grand moment de BD qui m’a rappelé celui de Trondheim dans Slaloms !... Héhé.)

    En matière de musique, mes goûts sont moins tranchés que mes goûts cinématographiques ou mes préférences en matière de BD. Tout juste ai-je la même méfiance instinctive pour ce qui est à la mode : les succès soudains m’agacent ou m’indiffèrent, les courants et autres vagues porteuses ont même tendance à me faire fuir...
    Quand une chanson me plaît, je peux l’écouter en boucle plusieurs heures d’affilée. Ce fut le cas autrefois avec la reprise des Mots bleus par Bashung ou Il faut tourner la page de Nougaro, et plus récemment avec Lettre à France de Polnareff (rien à voir avec mon « exil » japonais, pourtant) ou l’Amour en fuite de Souchon...
    À côté de cette approche foncièrement midinette de la musique, j’ai fort heureusement, et comme tout le monde, mes petits goûts singuliers : je suis ainsi « fan » d’une rockeuse japonaise appelée Jun Togawa, un croisement nippon de Nina Hagen, Lio et Anne Clark, dont j’ai toujours pensé qu’elle pourrait faire un malheur en France. À tort, sans doute, puisque je n’ai jamais réussi à l’imposer plus de cinq minutes à l’Atelier des Vosges, coincé entre la dictature musicale d’Émile Bravo - Dominique A, Francky Vincent et je ne sais plus quel groupe faussement nazi -, les goûts archi-basiques de Joann Sfar - Georges Brassens et chansons paillardes - et les vocalises d’Emmanuel Guibert...
    Mes deux plus récentes acquisitions de CD à Tôkyô ont été le dernier Dick Annegarn (toujours dans la confidentialité en France, à ma connaissance, mais sélectionné dans les 10 meilleurs albums francophones au Tower Records de Tôkyô) et André Popp and his orchestra (Delirium in Hi-Fi, réarrangement de javas et polkas enregistrées à Paris en 1957)...

    Ils ont quand même parlé du « retour » de Dick Annegarn récemment dans le 20 heures de France 2 (ils n’ont pas attendu qu’il soit mort pour en parler, cette fois ci ; contrairement à Colette Magny). Mais c’est sûr qu’il n’a pas la place qu’il mérite dans les médias français. Il passe / passait plus volontiers dans les petites radios locales associatives et libres (avec Gérard Manset aussi par exemple) comme Radio Libertaire... Mais celles-ci ont légèrement tendance à disparaître au fil des ans... (Merci NRJ).
    As-tu un lectorat féminin important, à l’instar du public japonais des manga ?

    C’est difficile à dire. Mais j’ai effectivement souvent croisé des jeunes filles ou des femmes lors de mes séances de dédicaces... Tout récemment, j’ai reçu une petite lettre d’une lectrice de quinze ans... Ma plus récente publication était japonaise (Une belle manga d’amour, [reprises dans le recueil Elles]), et il y a eu un assez abondant retour de lectrices gentiment enthousiastes...
    Je ne serais pas étonné que mes BD attirent un lectorat plutôt féminin, ce qui expliquerait en partie les ventes somme toute assez modestes de mes albums en France : la plupart des filles ne lisent pas de BD, et elles ont bien raison ; pour ce que cette BD a à leur dire !

    Est-ce qu’une partie des fans français de manga, ou les amoureux du Japon, te suivent également, d’après ce que tu en sais ?

    Une bonne partie des amoureux du Japon n’ont pas raté, je crois, la sortie de Tôkyô est mon jardin. J’ai été surpris de constater que la plupart des Français que je croise à Tôkyô ont lu notre ouvrage...
    Il m’est plus difficile d’évaluer l’impact de Love Hotel et Tôkyô sur les lecteurs de manga. Beaucoup d’entre eux sont assez jeunes et mes albums s’adressent plutôt à des adultes...
    Mais la presse manga n’a pas manqué de nous donner un petit coup de pouce, ainsi le très bel article de Jean-Paul Jennequin sur Love Hotel dans Mangazone, un article sympathique dans Yoko autour de Tôkyô, une interview en cours pour Animeland d’avril ou mai prochain...

  • Les livres de

  • TÔKYÔ EST MON JARDIN
  • coffret LOVE HOTEL / TÔKYÔ EST MON JARDIN
  • ELLES
  • LOVE HOTEL
  • 36 15 ALEXIA
  • EGO COMME X n°8
  • L’ÉPINARD DE YUKIKO



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