• LA CHAIR DES POMMES

  • Format 16,5 X 24,5 cm
    138 pages en noir et blanc
    ISBN 2-910946-60-6

  • publication : 2 octobre 2006

  • Indisponible

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    De l’enfance, Freddy Nadolny Poustochkine, a choisi d’extraire ce que la mémoire garde habituellement comme un grain de honte, un « pépin » de gêne.
    Chacune des cinq histoires, qui met en scène l’amitié entre garçons, les relations fraternelles, est une pièce du puzzle, celui de la quête de l’identité. Avec une économie de mots et une aisance graphique impressionnante, l’auteur transmet là, un ressenti d’une infinie précision sur l’ambiguïté de cet âge, les frétillements sensuels qui agitent les garçonnets querelleurs et la peur délicieuse de l’inconnu. On les voit enfourcher leur vélo, fumer leurs premières cigarettes, goûter à l’ennui, palper la solitude, éprouver l’attente. Cette attente chargée de tension et d’électricité, celle d’avant l’orage, celle que l’on rompt en croquant la pomme.
    Une puissance sourde et sensuelle traverse cette première bande dessinée et y diffuse un charme discret d’une magie toute vénéneuse.

    « Avec leurs belles formes et la compacité de leur structure nous aurions presque oublié que les pommes sont des fruits fragiles comme tous les fruits. Bien sûr les pommes sont moins fragiles que les fraises mais voyez comme elles en abusent les fraises, toujours à se faire traiter comme des princesses à se baigner dans des flutes de champagne, à se faire effleurer par les lèvres assorties des femmes fatales. Rien de tout cela avec les pommes. On les jette au fond du sac, on se les jette par-dessus la table, on les fait rouler sur le bureau, on y croque à pleines dents parce qu’on a faim. La sensualité fragile de la pomme a été jugulée sous les assauts conjoints de la Bible et de la sorcière dans Blanche Neige.
    Le jeune garçon que nous découvrons dans les halos de souvenirs dessinés avec une sensibilité émouvante par Freddy Nadolny Poustochkine est à l’image de ces pommes. Il est méconnu dans ces besoins de repères, il est bousculé par les adultes par le désir qui se fraie difficilement un passage dans son corps qui pousse. Il est brutalement convoqué à faire partie de la compote grégaire des meutes d’adolescents lui qui éprouve déjà de grandes difficultés à saisir ce qui se passe sous sa propre peau. Lorsque vous entrez dans la lecture de la Chair des pommes, prêtez y attention, c’est délicat, c’est précieux, c’est fragile. »
    Marc Lasuy,janvier 2016

    « Un livre délicat et drôle, qui dresse de son auteur un joli portrait en creux. »
    Les Inrockuptibles

    « Ces petits riens qu’on devine extirpés de la mémoire de l’auteur, distribués entre plusieurs personnages qui ne se croisent pas, sont l’essence de la série d’historiettes qui composent le livre. Le style rond, clair et éthéré au lavis (…) rend avec délicatesse cette enfance où la violence est aussi traumatisante qu’éphémère, l’angoisse et le divertissement jamais très éloignés l’un de l’autre. »
    Polystyrène

    « La distance que le dessinateur entretient avec ses personnages -nulle trace des parents ou des filles - réduit presque à néant l’évidence de l’introspection. Et quand on lui demande à quoi ressemblait son enfance, le jeune homme se fait peu disert et botte en touche avec un sourire timide. »
    Dernières Nouvelles d’Alsace

    Extrait : 19 pages
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